02.03.2010

Eric Besson voudrait récompenser et sanctionner les migrants

Les règles de renouvellement des cartes de séjour et de délivrance des cartes de résident en France devraient être adaptées au comportement des demandeurs, a déclaré le ministre de l'Immigration, Eric Besson.ÉRIC BESSON ENVISAGE DE RÉCOMPENSER ET SANCTIONNER LES MIGRANTS Agrandir la photoLe projet de loi sur l'immigration attendu dans le courant du mois permettra ainsi de davantage tenir compte des "efforts d'intégration du migrant", a-t-il dit à l'occasion de la signature du 500.000e Contrat d'accueil et d'intégration (CAI).Le texte modifiera pour la cinquième fois le Code d'entrée et de séjour des étrangers, en vigueur depuis le 1er mars 2005 et dénoncé par l'opposition de gauche et des associations, qui ont organisé lundi une "Journée sans immigrés" et ont manifesté samedi pour réclamer la suppression du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale.Le CAI, par lequel un candidat à l'immigration s'engage à "entreprendre activement de s'intégrer à la société française", permet aux préfets de ne pas renouveler un titre de séjour en cas de non respect du contrat.Cette sanction est souvent "disproportionnée", a estimé Eric Besson, qui souhaite que "le renouvellement des cartes de séjour et la délivrance des cartes de résident prennent en compte de manière plus progressive le respect des exigences" du CAI, comme le suivi de "formations civiques et linguistiques", le "bilan de compétences professionnelles" ou le respect des lois."Mon souhait est que l'autorisation de séjour tienne mieux compte des efforts d'intégration du migrant, et que les cas de non respect des engagements pris dans le cadre du CAI puissent être identifiés et comptabilisés, afin d'être pris en compte", a-t-il déclaré.Ainsi, une nouvelle procédure de naturalisation serait accélérée pour "ceux qui accomplissent des efforts d'intégration plus importants". Le ministre a en outre souhaité que "le niveau de langue française requis" par le CAI soit augmenté.Eric Besson s'est déjà prononcé en faveur d'un titre de séjour à points, du type de celui récemment adopté par l'Italie. "Sur le principe, je crois que c'est sain (d'avoir) toujours cet équilibre entre les droits et les devoirs", avait-il déclaré le 9 février sur BFM TV.L'avant-projet de loi pourrait par ailleurs durcir la législation contre les sans-papiers, avait écrit en février le journal Le Monde.Clément Guillou, édité par Gilles Trequesser

22.02.2010

Maladies chroniques : elles seraient plus fréquentes mais moins durables

D'après une étude à paraître dans le Journal of the American Medical Association et déjà mise en avant sur lepoint.fr, les enfants seraient, de nos jours, de plus en plus victimes de maladies chroniques. Cependant, celles-ci tendraient à durer moins longtemps.Agrandir la photoDepuis une trentaine d'années, le nombre de maladies dites chroniques est en hausse chez les enfants. L'asthme, l'hyperactivité et surtout l'obésité sont de plus en plus fréquents et ceci dès le plus jeune âge.Cependant, il semblerait que, contrairement à leur appellation, elles persistent beaucoup moins dans le temps. Les nouveaux médicaments sont la cause la plus plausible de cette diminution, s'ajoutent probablement à cela des conséquences environnementales.Une équipe de scientifiques du MassGeneral Hospital for Children situé à Boston a étudié les données épidémiologiques de trois groupes d'enfants, récoltées durant trois périodes distinctes. La première s'étendait de 1988 à 1994, la deuxième de 1994 à 2000 et la dernière de 2000 à 2006. Toujours selon le site lepoint.fr, "une persistance limitée de l'asthme" a été détectée ainsi qu'une "non permanence" des troubles du comportement. De même, un tiers seulement des sujets obèses durant l'étude l'est resté par la suite.Ces résultats démontrent l'importance des soins médicaux apportés aux enfants atteints de maladies chroniques. Ils semblent aider à leur régression.

Fumées cancérogènes : le mode de cuisson en question

Petit à petit, on finira peut-être par comprendre de mieux en mieux la cause des cancers par l'analyse minutieuse du mode de vie. Ainsi, des chercheurs norvégiens viennent de comparer les effets respectifs de deux modes de cuisson des steaks et en concluent que faire frire de la viande sur un feu au gaz serait plus nuisible pour la santé, en particulier pour les cuisiniers professionnels, que de la faire frire sur une plaque électrique. Ce travail, publié cette semaine dans la revue Occupational and Environmental Medicine , pourrait faire évoluer les pratiques dans la restauration, notamment. Les fumées de combustion produites lorsque l'on fait frire des aliments à haute température ont été classées en janvier 2009 comme «probablement cancérogènes» par le Centre international de recherche sur le cancer. Des chercheurs de l'université des sciences et technologies de Trondheim, en Norvège, ont donc comparé plusieurs façons de faire frire un steak : sur un feu au gaz ou une plaque électrique, avec de la margarine ou de l'huile de soja. L'expérience a consisté à faire frire 17 pièces de buf de 400 grammes chacune, pendant quinze minutes, dans une cuisine équipée d'un extracteur de fumée. Les chercheurs ont mesuré, autour du point de cuisson, les concentrations en hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) et aldéhydes, des polluants potentiellement cancérogènes, ainsi que les niveaux de particules ultrafines, suspectées de toxicité pour les poumons.Température plus élevée  Les résultats montrent que les plus hauts niveaux de naphtalène (de la famille des HAP) détectés étaient produits lorsque la viande était cuite avec de la margarine sur un feu au gaz. Les niveaux les plus élevés d'aldéhydes étaient retrouvés lors de la cuisson au gaz, quelle que soit la matière grasse utilisée. Enfin, le niveau d'émission de particules ultra­fines était nettement plus élevé lors de la cuisson au gaz.Selon les chercheurs, la température plus élevée de la